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Un petit article issu d'une réflexion personnelle sur l'évolution de l'informatique. Où en
est-on ? Pour autant,
cet état de fait est plus du à une conjoncture
d'évènements qu'à la suprématie
des hautes fréquences. Car AMD a un peu laissé
tomber le développement de l'Athlon pour se consacrer
plus pleinement aux futurs CPUs x86-64 : la
conséquence en est que si l'Athlon faisait
jusqu'à la version 2000+ globalement jeu égal
avec un Pentium4 2 GHz, les versions 2100+ et 2200+
(cette dernière étant réellement
cadencée à seulement 1,8 GHz) ne sont sorties
que récemment, alors qu'Intel continuait sur sa
lancée jusqu'à 2533 MHz. On pourra arguer que l'Athlon 1800 MHz est sur certains tests plus lent que le Pentium4 qu'il est censé égaler (2200 MHz). Mais sur d'autres tests il est plus rapide... Peut-on ainsi dire que la fréquence ne signifie rien de bien concret, simplement à partir de la comparaison de deux CPUs issus de concepteurs qui s'affrontent sur le sujet avec des techniques opposées ? Merci
Intel... Ce qui était vrai il y a dix ans l'est toujours. Il suffit pour s'en rendre compte d'aller voir les résultats des tests SPECFP, si chers à Intel, où un Itanium 800 MHz fait jeu égal avec un Pentium4 2 GHz (notons aussi que le Power4 d'IBM délivre environ 1 SPECFP par MHz, pour environ 0,35 SPECFP par MHz pour le Pentium4). L'exemple est encore plus flagrant, et devrait suffire à démontrer que la fréquence n'est pas tout. Elle n'est qu'un des composants de la performance totale, et à ce titre, il est nécessaire d'analyser en détail les caractéristiques de chaque CPU avant toute comparaison. Ce n'est pas
tout En effet,
j'aime beaucoup faire des comparaisons à mon bon
vieil Amiga 500, " ancêtre " de plus d'une
dizaine d'années. Pas pour dire qu'il a
été l'initiateur de quantités de
concepts, mais juste pour voir vers quoi nous avons
évolué.
Personnellement, je trouve que le résultat n'est pas
très brillant... Il apparaît de nos jours comme
une évidence que les OS solides sont basés sur
des noyaux UNIX (BSD, Linux, etc.) ou de type UNIX,
agrémentés d'une interface graphique (Quartz
pour MacOSX, les classiques Window Managers sous Linux et
autres UNIX) : l'Amiga était lui aussi un type
d'OS maison inspiré d'UNIX, sur lequel une interface
graphique permettait des manipulations simplifiées,
tout en permettant l'accès à la ligne de
commande. Le
multitâche est devenu monnaie courante : l'Amiga
réalisait cela dans 256 ko de RAM seulement, sans
disque dur, et avec un Motorola 68000 qui ne comportait pas
de circuiterie pour gérer la mémoire
virtuelle. Si l'on ajoute à cela que les Amigas pouvaient facilement être branchés sur la télé, qu'ils permettaient de créer de manière simple des genlocks pour faire des incrustations sur des images video, que les écrans graphiques étaient ouvrables à volonté en fonction de ce que désirait le programme (et pas figés comme aujourd'hui, où seules les fenêtres sont proposées au programmeur), que le synthétiseur de parole (en anglais seulement, snif) était intégré, que le lecteur de disquettes détectait automatiquement l'insertion et l'éjection des supports, que les connecteurs joystick, souris et extension CPU étaient standards, que les démos faisaient facilement des animations de synthèse plein écran à 25 images par seconde sur un 68000 à 7,14 MHz avec son stéréo 4 canaux, que les fichiers musicaux MOD permettaient d'écouter des morceaux sympathiques et de bonne qualité pour un dixième de ce que prend de nos jours un fichier MP3 (j'ai fait la conversion MOD->MP3 de quelques morceaux ces derniers jours), que les traitements de texte de l'époque procuraient déjà les polices vectorielles et la correction orthographique au cours de la frappe, et j'en passe, n'est-on pas en droit de se poser quelques questions ? Questions du
genre : " à quoi me servent mes 256 Mo
au lieu de 256 ko ? ", " à quoi
me sert mon processeur 1000 fois plus
puissant ? ", " comment vais-je remplir mon
disque dur équivalent à 100 000
disquettes Amiga ? ", ou encore " finalement,
on s'amusait pas autant, avec des jeux plus simples et des
programmes tout aussi performants ? ". Concepts Les " Assistants Personnels Électroniques " (Personnal Digital Assistant, ou PDA pour les anglophiles) ne sont guère mieux que des bloc-notes à alarmes, parfois affublés d'embryons de traitement de texte, de tableur ou autres lecteurs de films ou de musiques (que l'on gave alors de Mo de RAM pour pouvoir montrer aux collègues quelques secondes de film ou faire écouter quelques minutes de musique). Demain pourrai-je demander à mon PDA de comprendre ce que j'écris en lettres cursives sur la totalité de son écran, afin qu'il me propose automatiquement de ranger les données là où elles doivent aller en fonction de leur nature (comme le proposait il y a un peu moins de dix ans le révolutionnaire Newton d'Apple, abandonné depuis, mais qui ressuscitera peut-être bientôt, enfin je l'espère) ? En bref, c'est bien beau de se chamailler sur les MHz, mais est-ce trop demander que toute cette puissance serve à autre chose qu'à " planter " dix fois plus vite, ou à arriver à son niveau d'insatisfaction dix fois plus vite ?
P.S. : voilà, c'est fini, j'ai terminé mon quart d'heure " rabat-joie " ; merci à tous pour votre attention, et peut-être que je m'en referai un comme ça, un futur jour de pluie ;-) |
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